Le saviez-vous ?

27 Déc

Pour fêter la fin de mes cours (mais pas celle du blog !), voici une petite compilation subjective d’ infos et remarques glanées ça et là pendant ce semestre américain.

  • Les fans de Facebook sont plus fidèles que les followers de Twitter. Si vous postez un lien vers un article sur vos deux profils, les lecteurs venus de Facebook resteront en moyenne une minute de plus. (Sheryl Tucker)
  • Aux États-Unis, on peut être Président, voir son parti perdre les élections de mi-mandat, être en tête des ventes avec un livre pour enfants et rester cool en même temps.
  • Les étudiants américains hochent la tête quand une prof nous dit qu’ « Amazon a fait beaucoup de mal à l’édition« . Mais ils y achètent quand même leurs livres « parce que c’est moins cher« . Les professionnels aussi : la plupart avouent ne plus vouloir payer 26$ pour un livre, même si c’est une nouveauté. Comme ça, c’est clair : on est sûr d’aller dans le mur.
  • « N’importe quelle adaptation cinématographique d’un ouvrage est bon pour celui-ci. Même si le film est une catastrophe, ça fera toujours vendre des milliers de livres« . On appelle ça le « Hollywood Effect« . (Sarah Crichton)
  • Les citations et autres extraits de critiques au dos des livres sont très souvent écrits par les éditeurs eux-mêmes puis envoyés à la personne à qui ils veulent l’attribuer pour validation. Ces personnes -des auteurs la plupart du temps- sont des amis ou contacts de l’éditeur. Ils se rendent des services, quitte à mentir. Personne n’est au courant de toutes les façons.
  • « Avant de publier quoi que ce soit sur Internet, relisez-vous : un tiers des mots que vous avez utilisés peuvent être retirer. Privilégiez les courts paragraphes : les gens veulent du court et du concis sur le net. » (Alexis Mersel)
  • Ils le disent tous : rejoignez Twitter. Certains conseillent aussi de créer un site internet à son nom « même si ce n’est que pour y mettre votre cv. Ne laissez pas les autres dire qui vous êtes sur Internet, dites-le vous-même. » (Margaret Roach)
  • La question du moment : comment évaluer la quantité à imprimer pour chaque livre quand on a aucune idée de ce que ce seront les ventes de livres numériques ?
  • « Oubliez tous les livres liés à une fête particulière (St Valentin, Pâques, St Patrick’s Day) : ça ne marche pas ! Seul Halloween permet de vendre quelques livres pour enfants. » (Christine, ex de Barnes & Noble)
  • Parmi tous les pays émergents où l’édition se développe, Random House investit d’abord au Brésil et en Inde. Markus Dohle, le PDG, aimerait aussi avoir un bureau à Pékin mais il se plaint des difficultés économiques et politiques qu’impose la Chine. Hachette l’a fait pourtant.
  • Dans les maisons d’éditions américaines, les tâches sont beaucoup plus divisées qu’en France et il y a un métier pour tout – ce qui limite les responsabilités de chacun. Par exemple, le managing éditor est uniquement chargé du planning et du respect de celui-ci. Son rôle est de s’assurer que tout le monde rend sa part du travail au bon moment et le faire passer à l’étape suivante.
  • Un marché à surveiller ? Celui des livres auto-publiés. Alors que les plateformes se multiplient, les éditeurs vont de plus en plus y chercher leurs futurs auteurs.
  • Si la littérature étrangère a meilleure image aux Etats-Unis depuis le succès de la trilogie de Stieg Larsson, ce n’est pas non plus un engouement. Pour l’instant, tout le monde cherche le prochain Larsson. Chez Random House, on mise sur Joe Nesbo dont le dernier roman The Snowman sortira à l’été 2011. Toute l’artillerie est en marche pour s’assurer que le livre atteindra les listes des meilleures ventes. Sorti en France cette année, le livre n’a pas eu le succès escompté.
  • Et pour finir, ma préférée : « Quelque soit le support sur lequel vous écrivez -livre, blog, site internet, magazine- il s’agit toujours de vendre votre contenu. Demandez-vous toujours comment attirer vos lecteurs et comment les garder. Chaque mot que vous écrivez doit toujours vous permettre de vous vendre« . (Alexis Mersel)
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Une Réponse to “Le saviez-vous ?”

  1. Marie mars 9, 2012 à 4:00 #

    Bonjour Constance, je suis stagiaire à Abrams moi aussi maintenant et j’ai obtenue ton nom par des fichiers que tu avais créés sur l’ordinateur donc je me suis permise de te googler. Merci pour ton blog car tu contrastes bien l’édition aux US et en France. Je n’ai pas étudier l’édition en France et j’ai peur de devoir y rentrer si je ne trouve pas de travail aux USA donc je m’inquiète des différences qu’il y a avec le monde du Publishing américain. Ce que tu écris est très helpful. Est-ce que tu as continué sur un autre blog? Merci, bonne continuation. Marie.

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